De terre et de feu

Aujourd’hui encore, je crois parfois l’apercevoir lorsque je passe devant un atelier de potier. Il y a huit ans que je l’ai rencontrée. Je préparais alors un doctorat en criminologie à la Sorbonne et effectuais ponctuellement quelques missions de police scientifique. Il faisait très chaud en ce printemps 1897 et je passais bien des nuits entières sans sommeil. Couché dans ma chambre de bonne rue Soufflot, la tête dans les toits de Paris, je pensais à tous les cadavres de la ville en m’agitant dans mes draps humides. Lorsque la chaleur devenait trop étouffante, je passais ma tête par la fenêtre et observais la rue déserte.

Au début du mois de mai, je fus contacté en urgence pour assister des dentistes ayant pour mission d’identifier des cadavres par leurs dents. C’était en effet tout ce qu’il restait des corps qui avaient brûlé dans un incendie. Je devais me rendre au commissariat du 8e arrondissement au plus vite pour recevoir davantage d’instructions.

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